Retour à l'accueil | Spécial Covid-19 | Soigner à l’heure du Covid-19

On a beaucoup parlé pendant l’épidémie de Covid-19 de la médecine basée sur la preuve (« evidence-based medicine ») comme du paradigme indiscutable de l’art de soigner. Différents auteurs, dans un autre registre, même non religieux, ont fait une lecture « mystique » des temps pandémiques que nous avons vécus, en défendant l’idée qu’il s’agissait de temps de révélation, au sens du mot grec apocalypsis. Il est possible en tout cas de dire que le Covid-19 joue un rôle de révélation de nous-mêmes (individuel et collectif) face à l’adversité et à une situation inédite. Il révèle nos schémas de pensée, nos façons de voir et d’agir, notre épistémologie et nos modes d’acquisition de la connaissance. Plus largement, cette crise a joué un rôle de révélateur, aussi de notre conception évolutive de la médecine.


L’histoire, non encore achevée, des traitements du Covid-19 conduit à réfléchir sur le rôle des médecins face à la maladie et sur la notion de vérité, médicale ou scientifique. Certaines étapes de cette recherche du juste traitement ont été spectaculaires : la proposition d’un traitement par hydroxychloroquine (HC)-azithromycine (A), controversée dès les premiers jours de la pandémie. Puis un article du Lancet, journal médical de premier rang, qui a conduit à l’exclusion de l’HC-A des traitements reconnus
par l’OMS et le gouvernement français. Mais cet article fut rapidement « rétracté » par ses auteurs. Ces péripéties cristallisent de façon violente les difficultés à faire émerger une
vérité et des recommandations unanimes en médecine. Ils nous conduisent à nous réinterroger sur des questions de base : « Qu’est-ce que soigner ? » ; « Quelle est la vérité
utilisable en médecine ? » Quelle « preuve » faut-il pour exercer la médecine ?

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