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Relation de soin | Analyse


N°2/2017

Vivre la temporalité à l’hôpital

Ou quand patient et soignant ne sont plus à contretemps

Clotilde Oudot, Infirmière en hôpital de jour de chimiothérapie à l’Institut Curie

« Ô temps, suspends ton vol », s’exclamait Lamartine. Les professionnels du soin seraient tentés de reprendre cette supplication du poète lorsque le travail à l’hôpital semble s’accumuler, alors que le temps semble manquer. Le temps est parfois un allié pour le soignant, mais il peut aussi devenir son plus grand ennemi. Qu’en est-il pour les patients ? Il est intéressant d’interroger le rapport au temps, commun au patient qui patiente et au soignant en pleine action. Quelles sont leurs perceptions respectives du temps ?


En tant que soignant, nous en avons un vécu particulier. Nous expérimentons bien souvent une course contre la montre. Nous avons l’impression de courir après le temps. Parfois, il nous semble que nous en manquons et cela suscite en nous la souffrance de ne pouvoir en consacrer assez à celui ou celle que nous avons à soigner et à accompagner. Parfois, il nous semble que nous n’en aurons pas assez ; parfois, au contraire, le temps nous paraît interminable, surtout lorsqu’une fin de vie semble s’étirer et que nous nous demandons quand cela va s’arrêter. Pour le soignant, le temps est relatif au travail qu’il a à effectuer au sein de l’hôpital : il en fait le compte et le vit selon l’organisation de son service. Sa perception du temps est relative à sa charge de travail, selon les activités qui composent sa journée et qui se succèdent plus ou moins...

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