Retour à l'accueil | Relation de soin | Repères éthiques en service de psychiatrie. L’expérience de l’Hôtel-Dieu de France de Beyrouth

Tous les paramètres à retenir pour élaborer une éthique du soin en psychiatrie ne sont pas propres à cette spécialité : certains tiennent à la personne du patient et au respect de ses droits, rejoignant en cela toute pratique médicale ou soignante. Ils n’en revêtent pas moins, dans le cadre de l’exercice psychiatrique, une dimension particulière qui doit être prise en compte. D’autres repères concernent des situations propres à la psychiatrie, lesquelles requièrent une approche éthique spécifique.  


Parce qu’elle traite la maladie mentale et s’intéresse directement à l’esprit de la personne, au-delà de son corps, la psychiatrie comporte des particularités qu’aucune autre spécialité ne partage avec elle. Cette spécificité a pu s’accompagner dans le passé de pratiques très éloignées de l’éthique médicale : prises en charge ne reposant ni sur des études solides ni sur des recommandations avérées ; psychothérapies diverses et variées, peu contrôlées et peu étudiées, et pourtant mises en œuvre auprès de personnes extrêmement fragiles ; amalgame entre toxicomanie et délinquance ; psychochirurgie pratiquée pendant des décennies au prix de traces indélébiles laissées sur certains patients… Si aujourd’hui les pratiques ont évolué, l’exercice de la psychiatrie n’en confronte pas moins le praticien – à l’hôpital notamment – à des défis éthiques qui rendent indispensable l’élaboration de certains principes, pour orienter la conduite des soins. Lorsque les soignants se heurtent à des...

Le contenu auquel vous souhaitez accéder est réservé aux abonnés !


Vous êtes abonné à la revue Laennec,


Si vous n’êtes pas abonné,

Rechercher un article

Recherche avancée

S'inscrire à la newsletter


Formations