Retour à l'accueil | Relation de soin | Patients et soignants à l'épreuve de l'erreur médicale

L’erreur qui survient dans le contexte d’un soin est une épreuve difficile pour le soigné mais aussi pour le soignant. Elle ne peut être passée sous silence... mais comment en parler ? L’article proposé ici s’appuie sur la réflexion d’un groupe de travail réunissant parents et soignants en oncologie pédiatrique pour définir ce que peut être une démarche d’annonce de l’erreur, la plus respectueuse possible des inquiétudes – sinon des souffrances – que cette erreur suscite. 


Les occasions de tapage médiatique en matière d’erreurs médicales n’ont pas manqué ces dernières années : accidents de sur-irradiations à l’hôpital d’Épinal depuis le début de la décennie 2000 ; décès d’un enfant de 3 ans suite à l’administration de magnésium aux urgences, en décembre 2008 ; décès d’un enfant de 6 ans après une chimiothérapie mal dosée, en 2010… Dramatiquement mis en scène par les médias, ces faits placent périodiquement sous les projecteurs les dysfonctionnements des services hospitaliers, en interrogeant la compétence et la responsabilité pénale des soignants ainsi que la fiabilité des établissements de santé. Ne serait-il plus possible aujourd’hui d’entrer dans un service hospitalier sans un sentiment d’angoisse, conséquence paradoxale d’un risque non négligeable de subir les méfaits des soignants ? Actuellement en France, près de 150 000 « événements médicaux indésirables évitables » – essentiellement médicamenteux – sont recensés chaque année dans les...

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