Retour à l'accueil | Relation de soin | Le soignant et la standardisation des pratiques médicales

L’Evidence-based-Medicine a été progressivement détournée de son objectif initial – préserver l’autonomie de jugement des médecins face à l’expansion des connaissances scientifiques – au profit d’une « rationalisation » revendiquée des prises en charge médicales, via des protocoles de plus en plus contraignants. Or, si dans la pratique cette standardisation ne supprime pas l’incertitude, elle risque fortement de déshumaniser la relation de soin.  


La rationalité scientifique occupe une place de plus en plus importante dans la pratique médicale ; elle permet de soustraire celle-ci à l’influence de croyances diverses, des traditions et de certains dogmes qui paraissaient inattaquables. La recherche clinique a été le principal moteur de cette évolution rationnelle. Mais son essor a été tel, tant d’un point de vue qualitatif que quantitatif, qu’il est devenu difficile pour les cliniciens de s’orienter dans la masse de connaissances qui en est issue. Le rythme des publications est soutenu, les méthodes employées de plus en plus complexes et la qualité des travaux très hétérogène. C’est dans l’idée de repérer les connaissances les plus pertinentes pour le soin qu’un groupe d’épidémiologistes de l’Université McMaster, dans l’Ontario, a élaboré les principes de l’Evidence-basedMedicine (EBM). Mise au point au début des années 1990, cette approche allait acquérir une importance considérable et s’imposer à de très nombreux soignants...

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