Retour à l'accueil | Relation de soin | La question spirituelle dans le contexte de la maladie grave

L’émergence du concept de spiritualité en médecine et l’humanisation des pratiques soignantes ont favorisé la reconnaissance des besoins spirituels de la personne malade. Mais comment y répondre sans qu’ils soient récupérés par la logique médicale ? Les auteurs s’appuient sur une illustration clinique pour poser les balises d’une juste attention à la question spirituelle.  


L’intérêt du monde des soins pour la question spirituelle remonte au début des années 1960. En France cependant, le concept de « spiritualité » éprouve aujourd’hui encore des difficultés à se faire une place en dehors d’une certaine culture palliative, soit parce qu’on lui attribue une connotation religieuse, soit parce qu’on ne parvient pas à délimiter assez clairement les frontières entre les domaines du spirituel et du psychologique. Or, à l’heure où se crée un droit à la sédation profonde et continue, le recours aux concepts de « souffrance insupportable » et de « souffrance réfractaire au traitement » (sans que le législateur ait souhaité caractériser cette souffrance) appelle une clarification de ce que les spécialistes des soins palliatifs nomment la « souffrance spirituelle ». L’objectif de cet article est d’offrir des repères théoriques pour naviguer au cœur de cette réalité complexe qu’est la question spirituelle dans la clinique de la fin de vie. Pour cela,...

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