Retour à l'accueil | Relation de soin | La mort périnatale : souffrance et malaise des soignants

Parcourir le chemin de la naissance à la mort est habituellement le projet de toute une vie. En médecine périnatale, ce projet se réduit parfois à quelques minutes. Face à la détresse des parents, l’équipe soignante ne pourra apporter toute l’attention et la sollicitude indispensables que si elle-même bénéficie d’une formation et d’un accompagnement adaptés. 
 
Cet article est issu d’une intervention donnée dans la cadre du colloque organisé par l’association AGAPA à Paris, le 22 septembre 2014 : « Mort périnatale. Comprendre et mesurer son retentissement pour mieux accompagner ceux qui y sont confrontés ». 
 
 


 La particularité de la question de la mort en périnatalité n’est pas son existence en soi - tout être humain hérite en naissant du devoir de mourir un jour… - mais la temporalité dans laquelle cette question se pose. Le « passage en vitesse accélérée » qu’il faut opérer intérieurement pour passer concrètement de la vie - ou de la vie en devenir, dans les situations prénatales - à la mort d’un être dont on ne sait encore presque rien, est certainement ce qui produit cette impression de « folie » entourant le deuil périnatal. Mon travail quotidien auprès des familles et des équipes me confronte à différentes situations de décès que j’analyserai successivement dans cet article. Il peut s’agir d’une mort brutale : mort fœtale in utero, décès postnatal immédiat inattendu, décès maternel. Le décès peut aussi être celui d’un bébé en néonatologie, souvent un grand prématuré pour lequel l’équipe médicale a décidé de ne pas poursuivre la réanimation. Il peut être l’issue du cheminement...

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