Retour à l'accueil | Relation de soin | La démence prive-t-elle le sujet de penser sa mort ?

« La mort touche la philosophie de près. » 
Alice Casagrande puise aux sources philosophiques pour proposer aux soignants confrontés à la démence de leurs patients en fin de vie les clés d’un accompagnement éthique.


Pourquoi convoquer la philosophie au sein d’une réflexion où l’accompagnement et le cheminement avec les malades sont seuls capables de légitimer le propos, hors parole des patients eux-mêmes ou de leurs proches ? C’est que la mort touche la philosophie de près – ou pour mieux dire, mort et philosophie vont presque de pair, puisque la pensée de notre propre mort est au coeur de notre possible accession à la sagesse, donc du projet philosophique par excellence. Interroger la philosophie sur la démence et la mort, c’est à mon sens poser deux questions. Premièrement, la démence prive-t-elle le sujet de son essentielle humanité en l’empêchant d’avoir conscience, de travailler en pensée sa propre mort ? Si Descartes avec son « je pense donc je suis » avait raison, alors faudrait-il déduire que le dément n’« est » déjà plus – comme parfois son absence à la relation le suggère ? Ou plus précisément, la démence fait-elle basculer le patient dans un univers entièrement autre où la...

Le contenu auquel vous souhaitez accéder est réservé aux abonnés !


Vous êtes abonné à la revue Laennec,


Si vous n’êtes pas abonné,

Rechercher un article

Recherche avancée

S'inscrire à la newsletter


Formations