Retour à l'accueil | Relation de soin | L’annonce de la maladie grave chez l’enfant

Loin de se borner à la délivrance d’une information « inentendable » pour le groupe familial, l’annonce d’un cancer chez l’enfant est le moment constitutif d’une relation qui engage le médecin dans un accompagnement approprié du patient et de sa famille. Jean-Michel Zucker se fonde sur son expérience hospitalière pour identifier et analyser les éléments susceptibles de favoriser cette relation médecin-malade spécifique.


Cancer de l’enfant : une relation médecin-malade spécifique Dans le cas des cancers de l’enfant, qui représentent des cas extrêmes de maladie grave en raison de la double connotation d’incurabilité véhiculée par le terme de cancer et d’injustice attachée à l’éventualité d’une mort précoce, la relation se déploie dans un champ spécifique déterminé par cinq paramètres qui lui donnent un éclairage particulier. -  La maladie somatique grave atteint tout le groupe familial et se décline à un triple niveau : à la 1e  personne pour le patient, atteint dans son corps non seulement par la maladie elle-même, mais par l’effraction des investigations et des traitements – atteinte existentielle avec la régression et la dépendance qu’elle entraîne ; à la 2e personne pour les parents, bouleversés, qui vont vivre leur enfant, selon l’expression proposée par Danièle Brun, comme « donné pour mort » (1) ; à la 3e personne pour les soignants, déstabilisés, et menacés de sombrer dans l’usure...

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