Retour à l'accueil | Relation de soin | Consentir, entre liberté et contrainte

Libre et éclairé : voilà comment devrait être un consentement viable, valable et authentique, tant dans le monde de la santé que dans celui des affaires. Mieux même, et plus conforme à l’actualité, est qu’il soit « libre et informé » : cela met en avant la personne concernée plutôt que le message et sa source lumineuse forcément en surplomb. Telles sont en tout cas les conditions qui lui donnent son label aux plans de la loi et de la déontologie, si ce n’est à celui de l’éthique. Pour autant, liberté et information se situent-elles exactement au même niveau fondateur ? Jouent-elles des rôles symétriques dans le processus qui conduit au oui ?


Si l’on admet volontiers qu’être libre de consentir implique une information suffisante sur la chose à accepter, il est moins sûr que cette information suffise à rendre un consentement libre. Alors pourquoi ne pas en rester à la formule plus concise du consentement libre ? Peut-être pour qu’à travers cette forme de redondance, le professionnel de santé garde en tête sa responsabilité, son devoir, étymologiquement sa déontologie, que l’on peut énoncer ainsi : soigner, c’est informer ; et informer, c’est soigner. Quoi qu’il en soit, c’est le couple improbable, associant consentement et liberté, que nous souhaitons scruter dans son rapport à la contrainte. Il s’agira d’analyser leurs relations mutuelles et d’en tirer leçon au plan de l’éthique médicale, concernant précisément les places et les différents sens que peut avoir dans la sphère sanitaire l’acte de volonté que constitue le consentement. Une fois n’est pas coutume, nous nous attacherons au consentement du soignant autant...

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