Retour à l'accueil | Recherche médicale | Une révolution dans la thérapie génique : chance ou danger pour l’homme ?

N°3/2018

Une révolution dans la thérapie génique : chance ou danger pour l’homme ?

Mireille Leduc, Docteur ès Sciences

La thérapie génique entre dans une ère nouvelle grâce à la technique CRISPR/Cas9. D’utilisation simple et d’un coût peu élevé, elle permet de modifier l’ADN non seulement des cellules somatiques mais aussi des cellules germinales et des embryons. Un certain nombre de scientifiques ont pris conscience qu’une telle technologie constituait un outil très puissant. En 2015, un sommet international à Washington a étudié les défis éthiques et scientifiques posés par la thérapie génique germinale humaine.


Les arguments en faveur de la thérapie génique apportés au cours du colloque de Washington ont été les suivants : la possibilité d’éliminer définitivement certaines maladies génétiques ; une alternative par la procréation médicalement assistée pour des couples homozygotes d’implanter dans l’utérus des embryons traités, c’est-à-dire sains. Répondant à certains arguments critiques, un moratoire a été décidé pour deux raisons. La première est un refus de la thérapie génique germinale tant qu’elle n’aboutit pas à un fort taux de correction de gènes et qu’elle n’élimine pas les modifications indésirables. La seconde est un refus de la thérapie génique germinale tant que les débats éthiques entre scientifiques et société ne réussissent pas à définir le bien commun. Au cours de ce sommet, un fort consensus pour ces deux moratoires s’est accompagné de la prise de conscience de nouvelles questions éthiques. Aucune décision commune n’a été prise, mais des voix se sont élevées pour rappeler...

Le contenu auquel vous souhaitez accéder est réservé aux abonnés !


Vous êtes abonné à la revue Laennec,


Si vous n’êtes pas abonné,

Rechercher un article

Recherche avancée

S'inscrire à la newsletter


Formations