Retour à l'accueil | Recherche médicale | Protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales

Face aux problèmes que soulève l’expérimentation humaine en recherche médicale, Jean Ducruet analyse les dispositifs juridiques adoptés en France et dans le monde pour concilier contraintes scientifiques et exigences éthiques. Par sa rigueur et son étendue, ce texte peut être considéré comme un document de référence pour les lecteurs.


Une institutionnalisation croissante La protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales n’est pas simplement un champ de réflexion important de la bioéthique ; elle a progressivement fait l’objet d’une véritable institutionnalisation, laquelle a commencé en Allemagne. Une prise de conscience progressive En 1898, Albert Neisser, découvreur du gonocoque, publiait les résultats d’essais de sérothérapie de la syphilis chez des patients hospitalisés pour d’autres raisons et ayant été soumis à leur insu à des contaminations. Il fut poursuivi par le procureur royal et condamné à une sanction disciplinaire. Le parlement prussien demanda alors au gouvernement d’agir pour que soit recueilli le consentement des patients pour toute recherche sans objectif thérapeutique les concernant. Des « Instructions » en ce sens furent diffusées en 1900 dans tous les hôpitaux et cliniques du pays. Trente ans plus tard, le 28 février 1931, le gouvernement de Weimar...

Le contenu auquel vous souhaitez accéder est réservé aux abonnés !


Vous êtes abonné à la revue Laennec,


Si vous n’êtes pas abonné,

Rechercher un article

Recherche avancée

S'inscrire à la newsletter


Formations