Le projet transhumaniste d’augmenter l’homme par les progrès technologiques est en route, suscitant espoirs, craintes et scepticismes. Après une description, d’abord des promoteurs de ce projet, puis de leurs opposants, nous abordons l’arrière-fond philosophique qui sépare leurs approches respectives de la nature humaine, avant de proposer notre discernement fondé sur ce critère commun qu’est la trilogie fondatrice des droits humains : liberté, égalité et fraternité.


Le premier camp est transhumaniste ; on l’appelle aussi « extropien » pour montrer qu’il contredit le principe général de dégradation de l’énergie qu’est l’entropie. On y trouve des informaticiens, des médecins, des biologistes, issus la plupart du temps du monde anglo-saxon. Ils ont étudié, chacun dans leur domaine, leurs spécialités respectives : les nanotechnologies, qui opèrent sur des matériaux de l’ordre du millionième de millimètre ; les biotechnologies, en particulier la génétique avec l’édition du génome humain, qui permet ultérieurement une intervention sur les gènes responsables de telle ou telle caractéristique corporelle ; l’informatique, qui s’est insérée dans la gestion de toutes nos informations ; et enfin les sciences cognitives, qui étudient la manière dont la pensée humaine acquiert, utilise et transmet des connaissances ; soit, en abrégé, les...

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