couv 2003-2

La revue Laennec
N°2/2003

Edito :

 Dans l’éditorial de Laennec 3/2002, le Docteur Emmanuel Morelon rendait compte des raisons qui conduisent nombre de pays à avoir de plus en plus recours pour les greffes d’organes à des donneurs vivants. En France, le projet de révision des lois de bioéthique de 1994 envisageait qu’il puisse être fait appel à des donneurs vivants non apparentés.
C’est la raison pour laquelle il a semblé bon aux organisateurs du colloque qui s’est tenu au Centre Sèvres en novembre 2002 (1) de s’interroger sur la portée d’une telle évolution, si le parlement devait confirmer cette possibilité, alors nouvelle.
Depuis lors, le projet de loi, actuellement soumis à l’Assemblée Nationale pour une deuxième lecture, ouvre la possibilité du don d’organe aux membres vivants d’un cercle de famille élargi ainsi qu’aux personnes apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur. Nous porterons à l’attention de nos lecteurs le texte de loi relatif au don d’organe dès que celui-ci sera définitivement adopté, normalement à la fin de la prochaine session parlementaire.
Mais dans les dispositions législatives puis réglementaires qui seront arrêtées vis-à-vis du don d’organe, une vigilance s’imposera toujours envers celui qui attend une greffe, par souci de solidarité, comme à l’égard du donneur, par respect d’une liberté qui exige, en toute situation, un consentement libre et éclairé.
C’est à cette double et difficile attention que les communications du colloque publiées dans ce numéro veulent contribuer.
 
(1)  Colloque organisé par le Département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres, le Centre Laennec, la revue Laennec et l’Association « les Amis de Laennec ».

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