Retour à l'accueil | Médecine et société | Quelle éthique médicale face aux pathologies addictives ?

Compréhension du processus de dépendance, positionnement médical ancré dans l’expérience clinique, pratiques solidaires au sein des équipes… Psychiatre et chef d’un service d’addictologie, Xavier Laqueille pose les jalons d’une attitude thérapeutique juste dans l’accompagnement des personnes atteintes de pathologies addictives.


 Revue Laennec (RL) : Xavier Laqueille, vous exercez comme psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, en tant que Chef du Service d’addictologie. Pouvez-vous présenter rapidement ce service ? Xavier Laqueille : Il s’agit d’un service de création récente. Les psychiatres sont longtemps demeurés réservés devant les pathologies addictives, parce qu’ils percevaient bien les complications et les difficultés de prise en charge de ces patients. Leur suivi était assuré davantage par des médecins d’autres spécialités. En 1970 cependant, lors de l’apparition de ce qu’on peut bien appeler l’épidémie de toxicomanies, une petite unité spécialisée a été mise en place à Sainte- Anne dans le service universitaire des Professeurs Deniker, Lôo et Olié. C’est Pierre Deniker qui, dès cette époque, a importé la méthadone en France. Le service a ainsi été le promoteur des traitements de substitution dans notre pays et cette approche l’a très tôt caractérisé. Elle nous a conduits à développer une...

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