Retour à l'accueil | Médecine et société | Ne plus voir la mort comme un échec mais comme un accomplissement

N°1/2020

Ne plus voir la mort comme un échec mais comme un accomplissement

Amaury Cinquin,

Lorsqu’un jeune étudiant en médecine décide de vivre, de l’intérieur, les joies et les peines d’un service de soins palliatifs, il fait un choix difficile. À distance de l’impératif thérapeutique, partant à la découverte des aspérités d’une humanité en suspens, Amaury Cinquin livre à Laennec une expérience forte. Durant ces semaines, il s’est exercé à l’empathie, a découvert des souffrances apparemment sans issue. Il s’est attaché à comprendre en quoi une certaine organisation institutionnelle permet à tous, soignants et patients, de mieux vivre des situations difficiles. Prenant du recul sur ses études et sa future pratique, il a quitté la Maison Jeanne-Garnier avec un autre regard sur la mort.


Prendre un mois de son été pour faire fonction d’aide-soignant dans la maison médicale de soins palliatifs Jeanne-Garnier. C’est choisir d’aller se confronter à la souffrance de patients pour lesquels les soins thérapeutiques ne valent plus leur peine, ainsi qu’au chagrin de leur famille. Choisir la fonction d’aide-soignant permet de se rendre compte que ce métier est parfois très éprouvant, alors qu’il est souvent considéré comme au bas de la hiérarchie médicale. Et pourtant, je sors de ce mois de travail, la veille de mon entrée dans l’externat de la Faculté de Médecine Paris-Descartes, en ayant vécu des choses qui, je l’espère, auront un fort impact sur ma pratique en tant que médecin.

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