Retour à l'accueil | Médecine et société | Le soin à l’épreuve de l’individualisme contemporain

Selon l’éthique individualiste, nos obligations morales ont pour seul et uniquement fondement le respect des droits individuels. Il s’ensuit qu’en matière de soin, le médecin propose et le patient dispose.
La responsabilité s’en trouve partagée et le patient respecté dans son droit de refuser un soin qu’il juge inapproprié. Parmi ses effets insidieux, l’individualisme a concouru au développement d’une vision consumériste de la médecine. Le risque est alors que le médecin se voit confier un rôle qui outrepasse sa vocation thérapeutique initiale.


Repli sur soi, égocentrisme, indifférence au bien public : les termes qui viennent à l’esprit lorsqu’on parle d’individualisme sont souvent péjoratifs. Cependant, en philosophie politique et en sociologie, depuis qu’Alexis de Tocqueville en a répandu l’usage au XIXe siècle, l’individualisme est un concept neutre, plus descriptif que dépréciatif. Il caractérise l’avènement, en Occident, d’une culture axée sur l’indépendance individuelle. Cette culture traduit un désir d’émancipation à l’égard du passé et une dénonciation des abus de pouvoir de l’Etat et de la religion.

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