Retour à l'accueil | Médecine et société | L’exercice de la médecine en prison

Médecin-chef à la Maison d’arrêt des Baumettes, Anne Galinier décrit les difficultés rencontrées dans sa pratique médicale en milieu carcéral.


 >> Revue Laennec (RL) :Anne Galinier, vous êtesmédecin-chef à la Maison d’arrêt des Baumettes, à Marseille. Pouvez-vous nous décrire brièvement ce cadre particulier dans lequel s’exerce votre pratique médicale ? >> Anne Galinier : La Maison d’arrêt des Baumettes, deuxième prison de France, est située dans le quartier sud de Marseille. Sa construction a été achevée à la fin de la guerre de 1940, par les Allemands : certains résistants y ont été incarcérés. Elle accueille aujourd’hui 1800 détenus – mais nous avons connu une période où leur nombre atteignait 2500 – pour la plupart en attente de jugement. C’est une maison d’arrêt pluri-pavillonnaire qui s’étage sur les collines des calanques marseillaises. Ses onze hectares de détention sont répartis en cellules de 9m2, dont chacune est occupée par deux personnes. À certaines époques, il y a eu trois détenus par cellule, et même quatre avant mon arrivée en 1993. Imaginez quatre personnes cohabitant dans 9 m2 avec un WC et un robinet...

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