Retour à l'accueil | Médecine et société | Faire mourir par compassion ?

Les justifications apportées à la dépénalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté mettent en jeu au moins trois concepts éthiques : la dignité, la liberté et la compassion. Après quelques brèves considérations à propos de l’usage de la dignité et de la liberté dans les débats présents, nous examinerons la pertinence d’un appel à la compassion en essayant de donner à cette notion une cohérence qui souvent lui fait défaut.


La dignité est encore fréquemment invoquée pour légitimer qu’une loi autorise qu’on fasse mourir délibérément des personnes qui auraient, dit-on, perdu leur dignité. Mais ce recours à une dignité « perdue », pour efficace qu’elle soit dans le discours militant, perd de sa pertinence quand on s’avise que la dégradation d’une personne ne porte nullement atteinte à sa qualité d’humain. En 1991, le CCNE l’avait dit avec justesse et sobriété : « La dignité de l’homme tient à son humanité ».

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