Retour à l'accueil | Médecine et société | Couples et soignants face à la découverte anténatale d’une anomalie

François Beaufils analyse l’impact du diagnostic prénatal sur la manière de vivre, aujourd’hui, l’attente d’un enfant : son utilité, ses limites, et les questions qu’il soulève – pour les couples concernés, bien sûr, mais aussi pour les soignants et la société tout entière.


 Il y a encore quarante ou cinquante ans, le devenir des foetus malformés ou malades se décidait, soit au cours de la grossesse parce qu’une complication maternelle ou foetale venait l’interrompre brutalement, soit à la naissance quand, en place de « l’heureux événement » attendu, se présentait un enfant « anormal ». Tantôt, gravement malade ou porteur de malformations majeures et non opérables, celui-ci décédait rapidement et sa mort s’inscrivait dans une sorte d’évolution naturelle ; tantôt, atteint d’une affection plus ou moins sévèrement handicapante, il survivait et était accepté et pris en charge au sein de familles souvent nombreuses en l’absence de limitation des naissances. En deux ou trois décennies, la situation a été complètement bouleversée par plusieurs phénomènes simultanés : - les progrès de la médecine néonatale ont été gigantesques, reculant de plus en plus les limites de l’impossible, notamment en matière de grande prématurité et de chirurgie des malformations...

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