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N°3/2019

Auto-stigmatisation dans la schizophrénie

Un frein au rétablissement psychologique

Jérôme Favrod,

Joanie Pellet,

Caroline Suter,

Les personnes atteintes de troubles psychiques connaissent souvent des difficultés dans leur vie sociale. Pour ces personnes s’ajoute à ces difficultés un processus psychique d’intégration des stéréotypes que les autres portent vis-à-vis de leur maladie, notamment chez les schizophrènes. L’attention à ces mécanismes « d’auto-stigmatisation »  permet une meilleure prise en charge clinique.


Malgré les mouvements de désinstitutionalisation et d’intégration sociale, les personnes atteintes de troubles psychiques subissent toujours les conséquences négatives d’une stigmatisation active et passive, décrite comme un fardeau supplémentaire à la maladie elle-même. Les conséquences socio-économiques de la stigmatisation et de la discrimination ont été largement analysées ; obstacle au rétablissement, perte du statut social, chronicisation, isolement, diminution de l’accès aux soins, hospitalisations prolongées ou évitables, diminution de la qualité de vie, discrimination au logement et à l’embauche [1, 2]… En réaction à la stigmatisation, un nombre croissant d’études s’intéresse au processus d’auto-stigmatisation, qui décrit comment les personnes discriminées internalisent elles-mêmes les stéréotypes qui sont attribués à leur maladie. Cette seconde forme de stigmatisation se différencie de la stigmatisation publique car elle porte un préjudice majeur à l’estime de soi et à...

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