Retour à l'accueil | Ethique | Un consentement pleinement libre et éclairé ?

 Peut-on vraiment se prévaloir d’une liberté active, dans un contexte oùmaladie et médecine s’imposent de fait au patient ? Et quelle compréhension, quelle clarté investir quand, d’emblée, tout est bousculé et confus ? Psychiatre, l’auteur s’interroge sur le «décalage » qui apparaît entre l’intentionnalité légitime du recueil du consentement et la pression du réel.


 « Un consentement pleinement libre et éclairé ? » : ainsi posée dans le cadre de ce colloque, la question interroge la possibilité même d’envisager un tel consentement. Sans point d’interrogation, la formulation deviendraitmassive, juridique: le consentement doit « être libre et éclairé ». Dans un cas comme dans l’autre, liberté et clarté sont évoquées à propos de la discussion portant sur l’acte médical et ses conséquences. Et quoi de plus juste ou de plus naturel, a priori ? Et pourtant… Que faire d’une liberté dont on ne se prévaut pas tant que cela, dans un contexte où maladie et médecine s’imposent de fait au patient ? Et quelle compréhension, quelle clarté investir quand, d’emblée, tout est bousculé et confus ? Les valeurs du jugement réfléchi ne semblent pas vraiment stimulées quand on ne sait plus ni où on en est ni ce qui peut advenir dans la maladie. De même, la vulnérabilité physique et psychique qui caractérise la situation de patient ne laisse guère place à une pleine...

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