Retour à l'accueil | Ethique | Soigner ou Prendre soin ?

Trop souvent regardé comme un satellite à fonction humanisante de l’acte soignant, le « prendre soin » doit quitter l’orbite du soin pour se déployer en tant que mode de solidarité à part entière, relevant d’une éthique particulière et exigeant des engagements politiques spécifiques.


 C’est sur le thème « Prendre soin » qu’a été placée, le 11 février 2009, la Journée annuelle mondiale des malades. Prendre soin de la personne malade et pas seulement la soigner : chacun voit là, bien sûr, l’affirmation de ce que le soin médical doit être habité d’autre chose que de la seule efficacité scientifique et technique ; que l’acte soignant doit être nourri, intérieurement, d’un respect attentif de la personne. En un mot : que les finalités profondes du geste médical sont bien plus que la simple correction du dysfonctionnement organique. La médecine déshumanisée est comme la science sans conscience, et même pire encore : elle se nie dans ses fondements. Mais est-ce vraiment sous cet angle que l’on approche le mieux ce que signifie le « prendre soin de » ? Peut-on le réduire – si l’on ose employer ce verbe paradoxal, pour une réalité qui se veut au contraire englobante – à ce seul rôle de mise en perspective, d’esprit humaniste devant nourrir tous les actes soignants ? Le...

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