Retour à l'accueil | Ethique | Regards croisés sur le dépistage de la trisomie 21

Au moment où le Parlement débat de la révision de la loi de bioéthique, un obstétricien spécialisteen échographie prénatale et une pédiatre généticienne témoignent des questions éthiques que soulève, dans leurs pratiques respectives, le dépistage ciblé de la trisomie 21.


 Apparue il y a une trentaine d’années, l’échographie a bouleversé l’approche de la grossesse. Accessible au regard, le foetus, est devenu un patient à part entière. De façon concomitante, l’amniocentèse – qui permet le prélèvement de cellules foetales dans le liquide amniotique – a ouvert le champ des explorations biologiques et génétiques. Des médecins et des sages-femmes ont appris progressivement à explorer cet espace scientifique et technique en s’y consacrant exclusivement. La «médecine foetale» est née en tant que nouvelle spécialité médicale, permettant de soigner de nombreux enfants à naître. Cette période a été marquée aussi par la mise en oeuvre de la loi dépénalisant l’interruption de grossesse. Celle-ci a été autorisée quel que soit le terme en cas de diagnostic d’une affection incurable d’une particulière gravité. La recherche systématique de tous les diagnostics possibles a dès lors pu être considérée comme pertinente, puisque, en l’absence de traitement curatif,...

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