Retour à l'accueil | Ethique | Que faire en cas d’abstention de traitements actifs ?

Pédiatre réanimateur, François Beaufils analyse la difficulté qu’éprouvent de nombreuses équipesmédicales à anticiper les situations de fin de vie. Pourtant, renoncer à traiter activement unemaladie n’est pas renoncer à soigner unmalade, comme lemontre en contrepoint Pascaline de Dreuzy, pédiatre au sein d’une Équipemobile de soins palliatifs.


Savoir renoncer aux traitements actifs ? Professeur François Beaufils Ancien Chef du Service de Pédiatrie-Réanimation Hôpital Robert Debré – AP-HP   Les articles précédents, comme les exposés présentés par leurs auteurs lors du colloque de mars 2009, ont montré que pour les réanimateurs, aujourd’hui, renoncer à traiter activement une maladie ne signifiait pas renoncer à soigner un malade. Cependant, ce qui est vrai pour des médecins réanimateurs, habitués à discuter et à prendre de telles décisions d’abandon de traitements actifs, est moins évident pour des équipes médicales rarement – voire, pour certaines, exceptionnellement – confrontées à de telles situations.   En fait, aujourd’hui, la plupart des décès d’enfants à l’hôpital interviennent dans un service de réanimation, alors qu’il s’en faut de beaucoup que tous les enfants, même gravement malades, relèvent de cette discipline. Autrement dit, des enfants gravement atteints sont susceptibles d’être admis en réanimation...

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