Retour à l'accueil | Ethique | Procréations artificielles, sexualité et filiation
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Ethique | Actes du colloque


Face à un discours émergent qui tend à ériger les procréations médicalement assistées au rang de nouveau modèle procréatif, Xavier Lacroix met en lumière quatre enjeux de sens pour le devenir de la filiation dans nos sociétés.


 Il est certain que l’assistance médicale à la procréation apporte à bien des couples une joie en elle-même inestimable : la venue au monde d’un enfant. « Un enfant nous est né » est en soi une bonne nouvelle, l’archétype même de la bonne nouvelle, selon Hannah Arendt. On peut aller jusqu’à dire que cette assistance permet, dans certaines situations, de relier indirectement sexualité et procréation qui, empiriquement, avaient été dissociées non par la volonté des conjoints mais par un accident de la nature. Toutefois, en contrepoint, plusieurs paramètres sont à prendre en considération. En premier lieu, ces techniques ont un coût humain parfois considérable, surtout lorsqu’elles s’étendent dans la durée : surveillance et analyses médicales, prélèvements d’ovocytes, faible taux de réussite au final, déceptions après les attentes suscitées… En second lieu, elles impliquent des réalités qui débordent la simple logique du désir et de la satisfaction, a fortiori celle du simple...

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