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Ethique | Actes du colloque

Mots clés : Décision médicale.

N°4/2014

Pour une décision médicale équilibrée

Vincent Degos,

Prendre en conscience la meilleure décision possible pour son malade exige aujourd’hui du médecin qu’il sache préserver l’équilibre entre trois pôles : l’utilisation optimale des connaissances à travers des protocoles solides et constamment améliorés ; le maintien d’une certaine liberté de choix dans une situation toujours particulière ; la concertation en équipe, chaque fois qu’elle est possible.  


La décision médicale est soumise à un nombre croissant de contraintes : pressions économiques, obligation morale et juridique d’une concertation respectueuse de l’autonomie des malades, références médicales opposables, systèmes d’aide à la décision (algorithmes, arbre de décision médicale…), revendications des associations de malades, etc. Cependant, la prise en compte de ces contraintes ne supprime pas l’obligation pour le médecin de décider en conscience ce qui convient le mieux à son malade, elle ne le libère pas du risque inhérent à toute décision importante.  Illustrons cette problématique par un exemple clinique. Si l’on demande à un étudiant de DCEM 4 quel est le critère neurologique pour la mise en route d’une ventilation mécanique chez un malade dans le coma, il répondra sans hésiter qu’il faut coter le score neurologique de Glasgow et que le cut-off est à 7, le but étant de prévenir les risques d’inhalation. De fait, cette règle est simple, reconnue, fondée sur une...

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