Retour à l'accueil | Ethique | Néonatalogie et réanimation questions posées par l’extrême prématurité

Abaissement du seuil de viabilité des nouveau-nés, avancées de la discipline autorisant un sevrage plus rapide des techniques de soins intensifs… et rendant plus complexes encore les décisions d’arrêt des soins : la prise en charge de l’extrême prématurité confronte les néonatalogistes à des questions éthiques et médicales nouvelles.


 Les problèmes médicaux et les questions éthiques posés par la réanimation néonatale, et en particulier par la prise en charge de l’extrême prématurité, sont complexes et largement débattus (1). On recense 830 000 naissances annuelles en France et 20 à 25 000 enfants nécessitant une admission en réanimation. Un peu plus de deux mille décèdent avant 28 jours de vie, le plus souvent en secteur de réanimation, et ces décès résultent, pour la majorité d’entre eux, de décisions médicales d’arrêt des thérapeutiques actives. Deux situations fréquentes amènent à ces décisions : celle de nouveau- nés – souvent à terme ou proches du terme – ayant subi une asphyxie périnatale sévère et présentant des lésions cérébrales graves annonciatrices de séquelles très sévères ; celle de prématurés ayant développé des lésions cérébrales résultant de leur immaturité et conduisant elles aussi à des handicaps. Une troisième circonstance, liée aux avancées de notre discipline, est de plus en plus importante...

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