Retour à l'accueil | Ethique | Lorsque la vie se termine au grand âge

Comment donner sens aux situations de « long mourir » – aussi diverses que complexes – dans une société plus prompte à souligner le coût de la dépendance des plus âgés qu’à valoriser leur expérience ? La législation déjà existante sur la fin de vie apporte différents éléments de réponse : mieux vaudrait œuvrer activement à les faire connaître plutôt que d’introduire un droit à l’euthanasie qui fragiliserait encore la solidarité intergénérationnelle.  


Dans le débat sur la fin de vie qui agite actuellement notre société, la manière dont les personnes très âgées peuvent vivre cette période mérite une attention particulière. En effet, des enquêtes démographiques récentes montrent que la mort concerne surtout – et de plus en plus – le grand âge. Si les décès des personnes âgées surviennent le plus souvent à l’hôpital, on constate aussi depuis quelques années leur augmentation dans les lieux d’hébergement médico-sociaux. Dans les trois quarts des cas, les proches sont absents au moment de la mort, comme si, dans les institutions de soin, la médicalisation des derniers instants prenait le pas sur l’accompagnement et l’affection de l’entourage familial. Les progrès médicaux permettent de sauver nombre de malades en situation aiguë, mais ils contribuent aussi à générer des situations de maladies chroniques qui représentent un véritable défi pour la médecine du XXIe siècle. De fait, en fin de vie, ces situations toujours uniques et...

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