Retour à l'accueil | Ethique | Les sédations en fin de vie. De la pratique à la proposition de loi Claeys-Leonetti

La proposition de loi Claeys-Leonetti sur les sédations en fin de vie, en débat au Parlement, a été au cœur de bien des controverses. Qu’entend-on par phase terminale ? Quel contenu donner à la collégialité ? Existe-t-il un risque de détournement de la sédation ? La frontière entre une sédation a priori profonde et continue, avec arrêt de la nutrition et de l’hydratation, et l’euthanasie, est-elle claire ? Les auteurs proposent une réflexion nourrie de leur expérience en soins palliatifs.  


Depuis de nombreuses années, le débat sur l’euthanasie est récurrent et celle-ci a notamment fait l’objet de plusieurs propositions de loi au Sénat. Parallèlement, la réflexion menée autour de la prise en charge des malades en fin de vie a conduit à l’adoption, en 2005, de la loi Leonetti. Dix ans plus tard, ce texte voté à l’unanimité demeure encore très inégalement appliqué. D’où une poursuite du débat, focalisé désormais sur la sédation « en phase terminale », avec une proposition de loi portée par les députés Claeys et Leonetti. Cette dernière proposition est au cœur de nombreuses controverses.  Notre réflexion sera centrée sur la sédation en soins palliatifs, et plus particulièrement « en phase terminale ». Nous resituerons d’abord cette technique – d’utilisation peu fréquente – parmi les soins palliatifs, sans dissimuler les difficultés qu’elle génère. Nous aborderons ensuite les controverses en cours concernant la sédation, et les problèmes que poserait l’adoption de la...

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