Retour à l'accueil | Ethique | Les décisions de limitation de soins en néonatologie

La réflexion menée en néonatologie sur l’obstination thérapeutique déraisonnable remonte à l’origine de cette spécialité. Elle intègre aujourd’hui en France les évolutions législatives récentes, s’agissant en particulier de la place des soins palliatifs dans l’accompagnement de certains nouveau-nés – parfois dès la naissance – et du rôle des parents dans les décisions de limitation des traitements de réanimation. 


Les progrès de la médecine fœtale et le développement de la réanimation néonatale depuis la fin des années 50 ont permis d’enregistrer une chute spectaculaire de la mortalité périnatale. Celle-ci est passée de 17.9 ‰ naissances en 1950 à 4.4 ‰ en 1980. Elle avoisinait 1.6 ‰ en 2010. Mais les succès ainsi remportés sur le plan technique se sont rapidement accompagnés d’un questionnement sur la finalité de ce nouveau pouvoir. En effet, les possibilités d’accroître la survie sont venues se heurter à la morbidité induite : quelle pouvait être la qualité de la vie ainsi offerte à ces enfants ? La tension éthique entre le respect du caractère sacré de la vie humaine, fondé sur le principe de bienfaisance, et le souci des conséquences de nos actions sur les conditions de cette vie – selon le principe de non-malfaisance – est au cœur des décisions qui guident le soin donné au patient.  Dans le corpus hippocratique déjà, l’identification de situations d’obstination déraisonnable implique...

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