Retour à l'accueil | Ethique | Les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) : une activité réglementée pour des enjeux de société

La loi de bioéthique de 1994 a créé les Centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) pour aider le corps médical dans l’accompagnement des couples, lorsqu’une malformation ou une anomalie foetale est détectée ou suspectée. Vingt ans après, peut-on établir un bilan de leur action ? Il convient au préalable de situer le cadre de leur travail en décrivant les malformations foetales et, plus largement, les anomalies du développement foetal.


Deux à trois pour cent des enfants vivants à la naissance sont porteurs de malformations congénitales, de maladies génétiques invalidantes et/ou d’anomalies chromosomiques. Mais près de 40 000 grossesses, soit 5%, sont susceptibles de faire l’objet d’une demande d’avis auprès d’un CPDPN. Certaines requièrent une prise en charge prénatale pour prévenir des morts in utero ou des séquelles à long terme. D’autres justifient d’orienter la patiente en centre spécialisé pour envisager un accueil qui permettra d’éviter la séparation mère-enfant. D’autres anomalies, enfin, sont beaucoup moins préoccupantes mais peuvent induire des complications ultérieures, comme certaines malformations urinaires sources d’infection chronique, ou les duplications intestinales à l’origine d’occlusion dans...

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