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Ethique | Analyse


N°1/2017

Les cancers en phase chronique

Nouveaux défis, nouvelles pluridisciplinarités

François Goldwasser poursuit la réflexion amorcée dans Laennec en avril 2016. Avec le progrès médical, de plus en plus de patients atteints de cancer évoluent vers la maladie chronique. Il faut, pour eux, repenser les terminologies – projet curatif, phase curative, phase palliative, cancer curable, cancer en phase chronique ou incurable – et redéfinir une offre de soins appropriée, faisant toute leur place aux soins palliatifs.


En cancérologie, le progrès médical se caractérise moins par une augmentation du nombre de personnes guéries que par l’émergence d’une nouvelle situation clinique : la maladie cancéreuse chronique. Disposer de traitements efficaces, même partiellement, même transitoirement, conduit progressivement à des allongements de durée de vie en situation métastatique ou avancée. Ni guéri, ni rapidement menacé, le patient atteint de cancer en phase chronique a une maladie incurable, évolutive et mortelle, qui peut être longtemps compatible avec une qualité de vie appréciable. Il rejoint l’insuffisant cardiaque ou le sidéen, également rapidement menacés en l’absence de traitement mais susceptibles aujourd’hui de vivre longtemps avec leur maladie. Chronicité et incurabilité sont donc deux manières d’évoquer un même état, la nécessité de penser une maladie de longue durée, qui sera un état permanent ou...

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