Retour à l'accueil | Ethique | Le temps qui reste

Étudiante en troisième année de médecine, Victoire Guérin a travaillé un mois comme aide-soignante à la Maison Médicale Jeanne Garnier, dans un service de soins palliatifs. Un lieu où l’on « redonne à la mort sa véritable valeur, on reconnaît qu’elle est parfois difficile à supporter sans pour autant la nier ou la voir comme le Mal absolu ». Dans ce service, « la vie explose. Elle s’impose. Elle rayonne ».  


Étudiante en troisième année de médecine, et suite à une proposition du Centre Laennec, j’ai eu la chance de travailler pendant un mois cet été comme aide-soignante à la Maison Médicale Jeanne Garnier, un établissement de soins palliatifs. S’agissant de soins palliatifs, on pourrait trouver étonnant l’emploi du mot « chance ». Ou être tout aussi surpris d’entendre quelqu’un dire : « Mon père – ou ma mère, ou mes grands-parents – ont eu la chance de mourir à Jeanne Garnier. »  Comment en effet parler de chance lorsque l’on parle de la mort ? Pourquoi dire que l’on est « chanceux » de mourir quelque part ? Voici, parmi tant d’autres, les questions que je me posais avant de commencer mon travail à Jeanne Garnier. Je n’ai pas vécu cette expérience pour chercher des réponses face à la mort. Je l’ai fait avant tout pour rencontrer des personnes malades et des soignants, et aussi pour me confronter à la réalité de la maladie, de l’hôpital, de la souffrance. Cependant, passer un mois dans...

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