Retour à l'accueil | Ethique | Le soin des personnes en état végétatif ou pauci-relationnel. L'exemple de la région Rhône-Alpes

Le débat en cours autour de Vincent Lambert et de sa famille sollicite fortement l’attention des médias et de l’opinion. Dans ce contexte émotionnel très lourd, François Tasseau souligne l’importance d’une perception parfaitement claire des situations et des enjeux. Après avoir rappelé les diverses évolutions possibles du coma, il met en lumière les spécificités du soin apporté aux patients en état végétatif ou pauci-relationnel dans toutes ses dimensions – personnelle, collective et éthique.  


Le soin des personnes en état végétatif ou en état pauci-relationnel intègre trois dimensions. La première, individuelle, concerne le mode de prise en charge à retenir pour chaque patient en particulier – une prise en charge étendue à l’accompagnement et au soutien des proches dans ces circonstances durablement éprouvantes. La deuxième dimension, collective, vise l’organisation sanitaire à mettre en place, tant à l’échelle d’un territoire ou d’une région qu’au niveau national, pour mener à bien cette prise en charge ; je présenterai ici l’exemple de la région Rhône-Alpes. La troisième dimension, enfin, est d’ordre juridique et éthique. La loi Leonetti proscrit « l’obstination déraisonnable » définie comme la poursuite d’actes de soins inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre objectif que le seul maintien artificiel de la vie. Compte tenu de l’actualité, j’aborderai cette dimension sous la forme d’une question : dans ces situations d’état végétatif et d’état pauci-relationnel,...

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