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Ethique | Actes du colloque


N°4/2008

Le médecin face à la demande d’AMP

Marie-Annick Rouméas, Gynécologue médicale

Lorsque l’histoire médicale d’un couple demandeur de l’AMP n’évoque aucun obstacle à la survenue d’une grossesse, il est urgent d’aider le couple à attendre plutôt que de recourir d’emblée aux ressources de la technique.


 Une femme sur six consulte pour infertilité au cours de sa vie. Gynécologuemédicale installée en libéral dans une ville de la banlieue parisienne, je reçois souvent des femmes ou des couples qui, désirant une grossesse, craignent de ne pas avoir d’enfant et font une demande d’aidemédicale à la procréation (AMP). En pareil cas, il relève certes de ma responsabilité de décider si une orientation vers un spécialiste de l’AMP est nécessaire mais, plus encore, il m’incombe d’accompagner le couple dans son attente. Après un examen clinique, deux types de situations sont envisageables suivant que l’on peut d’emblée suspecter un obstacle organique à la fécondation, soit 10% des cas, ou pas. En l’absence d’anomalie reconnue, pourquoi se précipiter sur les techniques d’AMP comme si l’on n’acceptait pas qu’il ne soit pas toujours possible, pour un couple, de faire un enfant au moment même où il le veut ? Ceux que je vais évoquer sont des couples âgés de moins de 35 ans (1) dont l’histoire...

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