Retour à l'accueil | Ethique | Le médecin devant le malade qui refuse le traitement proposé

Confronté à un refus de soins plus oumoins explicite, le médecin doit dépasser sa première réaction d’amour-propre pour tenter d’entendre et de comprendre lesmotivations de ce refus ou de ces réticences ; cela afin de reformuler ensuite ses propositions thérapeutiques d’unemanière acceptable par lemalade.


 Les soins dispensés à un patient sont théoriquement l’aboutissement d’une proposition rationnelle du médecin à partir d’un diagnostic établi, de recommandations thérapeutiques validées et d’une adhésion éclairée du malade à leur proposition. En pratique, cet aboutissement d’une proposition rationnelle et d’une adhésion éclairée peut être remis en cause à tous les niveaux. Le rationnel de la proposition de soins peut être discutable du fait de l’imprécision du diagnostic, ou discuté en l’absence de recommandations validées (comme pour la corticothérapie parentérale en cas de grippe grave) ; l’adhésion du malade peut être non éclairée ou refusée, explicitement (refus formulé) ou implicitement (prescription non suivie). D’abord instinctive, la réaction du médecin va ensuite être plus réfléchie. La réaction instinctive du médecin La première réaction du médecin va être égocentrique. Il vit le refus des soins proposés, surtout s’il est explicité, comme une remise en cause, au...

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