Retour à l'accueil | Ethique | La fin de vie en France. Le Rapport Sicard, ses recommandations, ses ambiguïtés

Le 18 décembre 2012, six mois après en avoir reçu la demande, le Professeur Didier Sicard remettait au Président de la République un rapport intitulé “Penser solidairement la fin de vie”. Patrick Verspieren propose ici une analyse approfondie de cet ouvrage complexe : il fallait bien son recul et son expérience des enjeux de la fin de vie pour en appréhender les richesses… et les ambiguïtés.


Le 18 décembre 2012, le Professeur Didier Sicard remettait au Président de la République un rapport sur « la fin de vie en France ». Pour comprendre certaines de ses recommandations, il est nécessaire de se rappeler les circonstances qui ont conduit à sa rédaction.     Nombreux ont été depuis une dizaine d’années les rapports sur la fin de vie et les façons dont elle se déroule en France. Après le drame intensément médiatisé de Vincent Humbert, ce jeune homme paralysé qui avait ému la France en demandant « le droit de mourir », la Mission d’information présidée par M. Jean Leonetti avait déjà procédé en 2003-2004 à un important travail d’enquête et d’auditions, conduisant à la publication d’un long rapport et à la rédaction d’une proposition de loi. La loi du 22 avril 2005 qui en est issue (dite « loi Leonetti ») ayant été mise en cause par l’émotion suscitée par Mme Chantal Sébire, qui réclamait d’être assistée par la médecine dans sa décision de mettre fin à sa vie éprouvée par...

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