Retour à l'accueil | Ethique | L'homme, la génétique et le diagnostic prénatal

Face à l’évolution insidieuse qu’enregistre la pratique du diagnostic prénatal, Jean-François Mattei livre une réflexion nourrie de sa double expérience médicale et élective : de même qu’elles s’efforcent de lutter contre les inégalités sociales, nos sociétés devront assumer les inégalités génétiques, « sous peine de perdre beaucoup de leur humanité ». Il est urgent de promouvoir la recherche de traitements adaptés. 


La génétique aura marqué la seconde moitié du XXe siècle, contribuant à la formidable révolution scientifique des temps modernes. Nos maîtres français – notamment Giraud, Lamy, Frézal, Turpin et Lejeune – avaient initialement pressenti l’essor de la génétique médicale, ils ont ouvert la voie. Une seule chose était certaine à l’époque, nous allions trouver les secrets de la vie. D’ailleurs les médias, très friands de ces nouveautés magiques, avaient baptisé les généticiens « les sorciers de la vie ». Aujourd’hui la génétique reste une aventure enthousiasmante. Et chaque fois qu’elle fait un pas, l’horizon recule d’autant.  Certains généticiens nourrissaient le rêve de déchiffrer ce qu’on appelait, avec force métaphores, « le grand livre de la vie », ou « le programme génétique », avalisant l’idée que la vie était une histoire écrite par avance et pouvait se comparer à une sorte de programme informatique. Nous vivions avec les idées bien ancrées d’une « logique du vivant », « du...

Le contenu auquel vous souhaitez accéder est réservé aux abonnés !


Vous êtes abonné à la revue Laennec,


Si vous n’êtes pas abonné,

Rechercher un article

Recherche avancée

S'inscrire à la newsletter