Retour à l'accueil | Ethique | L’annonce du diagnostic en psychiatrie

 L’annonce d’une maladie psychiatrique grave place le patient et son médecin dans une situation difficile… au point que le fait même de poser certains diagnostics a été et reste un objet de discussion pour les psychiatres. Pourtant, s’il est bien conduit, l’entretien d’annonce peut d’emblée être porteur de sens

pour l’avenir et jouer un rôle psychothérapique.


 L’annonce du diagnostic, en psychiatrie comme dans d’autres spécialités médicales, place le patient et son soignant dans une situation difficile. Le traumatisme d’un diagnostic lourd de conséquences s’inscrit avec précision dans une forme particulière de mémoire appelée mémoire autobiographique. Dans le traitement du cancer, la législation a rendu obligatoire un dispositif d’annonce, considéré comme un temps essentiel de la prise en charge. Si les patients du psychiatre s’entendent rarement annoncer le diagnostic d’une maladie potentiellement mortelle, l’évocation du risque suicidaire lors d’un trouble de l’humeur sévère ou l’usage du terme de schizophrénie sont vécus de manière traumatique par le patient et son entourage. Les malades mentaux, comme les personnes âgées et les mineurs, sont protégés par la loi contre l’abus de faiblesse. Si communiquer un diagnostic n’équivaut pas à exercer une contrainte sur les actes du malade, comme dans l’abus de faiblesse, la relation entre...

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