Retour à l'accueil | Ethique | Greffes de main et de visage : quels sont les enjeux éthiques ?

Place du donneur, finalité du soin en l’absence d’enjeu vital immédiat, évaluation du rapport bénéfices-risques, consentement et participation du patient à la thérapie… L’extension récente des techniques de greffe aux tissus composites – main(s) ou visage – confronte les équipes chirurgicales à des questionnements éthiques renouvelés, voire tout à fait inédits. 


Dès le XIIIe siècle, on rapporte qu’un gardien d’église, ayant perdu sa jambe de gangrène, s’est vu greffer une nouvelle jambe prélevée sur le corps d’un homme qui venait de décéder. Ce miracle est attribué à Saint Côme et Saint Damien. Pourtant les greffes de tissus composites, envisagées bien avant celles d’organes, sont les dernières des transplantations réalisées avec succès chez l’homme : première greffe de main en 1998 et première greffe bilatérale de mains en 2000 à Lyon, sous l’impulsion du Professeur Jean-Michel Dubernard ; première greffe de face à Amiens, en 2005, par le Professeur Bernard Devauchelle et son équipe.  Depuis 1998 ont ainsi été réalisées des greffes unilatérales et bilatérales de mains sur une soixantaine de patients, des greffes de la face chez 28 patients, ainsi qu’une greffe combinée des deux mains et de la face, une greffe de pénis, une greffe des deux bras, une greffe bilatérale de jambe, et une transplantation d’utérus. Mais ce nouveau champ qui...

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