Retour à l'accueil | Ethique | Fin de vie : débat pour la société, débat pour la personne

Avec l’allongement de l’espérance de vie, les problématiques de la fin de vie – et notamment celles du long vivre et du long mourir – ouvrent pour aujourd’hui et pour demain des questions essentielles, qui débordent largement la discussion sur l’euthanasie. Elles interpellent notre humanité en profondeur : peut-on prétendre y répondre par un simple article de loi ? 


Force est de constater aujourd’hui que la question de l’euthanasie, volontiers à la une des médias, tend également à s’inscrire comme une priorité pour ceux qui souhaitent légiférer. Mais n’est-elle pas l’arbre qui cache la forêt ? La fin de vie ne se limite pas aux tout derniers instants de l’agonie. Ce temps de notre existence peut avoir à être vécu sur plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois. Il en est ainsi pour des personnes affectées de handicaps graves, pour d’autres qui sont atteintes de maladies chroniques très invalidantes et pénibles à vivre, ou encore pour les personnes âgées qui vivent longtemps – trop longtemps de leur point de vue – et disent « vouloir partir ». Aussi, limiter les problématiques de la fin de vie à la discussion de l’euthanasie paraît-il dramatiquement réducteur.  Remarquons tout d’abord que c’est dans le même temps où l’espérance de vie augmente, que « le mourir » paraît devenir plus complexe. Jusque dans la première moitié du siècle...

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