Retour à l'accueil | Ethique | Ethique, psychique, pratique, sociétale : quatre fonctions pour les directives anticipées

Les directives anticipées ne sont pas une fin en elles-mêmes, mais un moyen pour soutenir la capacité d’autodétermination de la personne au sein d’une existence marquée par l’imprévu, l’inachevé et la difficulté de se confronter à sa propre mort. Pour maintenir ce dispositif dans une perspective humaine et existentielle, il est indispensable de bien en repérer les diverses fonctions, avec les interrogations éthiques qu’elles soulèvent.  


Depuis une trentaine d’années, la société française ne cesse d’être traversée par les débats relatifs aux décisions médicales et à la fin de la vie. Les thématiques abordées comprennent le rejet de l’obstination déraisonnable, l’organisation des filières de soins, la formation des soignants, la répartition des ressources financières… De manière récurrente, l’accent est mis sur les souhaits, les craintes et les mécontentements des citoyens concernant les conditions de leur fin de vie. Sur le plan législatif, cette préoccupation se traduit par une volonté de promouvoir l’autodétermination des personnes malades à travers les droits à l’information, au refus de traitement ou à la sédation profonde et continue – sans omettre la possible ouverture légale à des pratiques d’euthanasie ou de suicide assisté. La récente « loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » s’inscrit dans cette même orientation, avec une insistance renouvelée...

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