Retour à l'accueil | Ethique | Directives anticipées : pour une meilleure qualité de la fin de vie ?

Les débats récents autour de l’« affaire Vincent Lambert » ont brutalement réintroduit dans l’actualité la question des directives anticipées, non sans confusion ni malentendus. Mais en quoi consiste réellement le dispositif prévu par la loi Leonetti ? Quels peuvent en être les bénéfices pour le patient, mais aussi les limites ? Et quelles évolutions envisager pour une meilleure approche de la fin de vie en France ?  


La confusion est grande dans les débats actuels autour des directives anticipées. L’imprécision des termes n’y est pas étrangère : les « directives » n’en sont pas puisqu’elles n’ont aucune valeur opposable ; leur caractère « anticipé » laisse arbitrairement de côté la question de la prédictibilité de nos souhaits face à la situation future, inédite et tragique, de notre fin de vie ; enfin, le caractère approximatif des indications fournies par la loi du 22 avril 2005 quant à leur contenu montre combien l’élaboration d’une définition circonstanciée (inexistante à ce jour) se révèle complexe. S’agit-il pour autant d’une mesure légale inefficiente - un dispositif artificiel dont l’ambition affichée serait de promouvoir l’autonomie de la personne, mais sans réelle efficacité ? Ou bien sommes-nous dans une phase d’appropriation progressive de ce dispositif qui, parce qu’il s’inscrit dans une profonde évolution de la relation médecin-malade, nécessite formation et apprentissage pour...

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