Retour à l'accueil | Ethique | Débats éthiques à fleur d'émotion

Quand l’émotion tient lieu d’information, il devient très difficile de passer du drame individuel à une réflexion globale. Le traitement médiatique des « affaires » touchant à la bioéthique, à la santé ou à la fin de vie – avec la question récurrente de l’euthanasie – offre rarement au lecteur, à l’auditeur ou au téléspectateur l’occasion d’exercer son propre jugement moral. L’enjeu est pourtant majeur : quelle société voulons-nous bâtir ?   


L’émotion est un langage médiatique redoutable. Plus que la raison. Elle excite la sympathie, le rejet, la curiosité – le voyeurisme parfois – du lecteur-auditeur-téléspectateur. Elle lui fait partager, le temps d’une lecture ou d’une séquence audiovisuelle, les heurs et malheurs de ses contemporains. Elle peut flatter ses mauvais instincts ; elle peut aussi déclencher des élans de solidarité : on l’a vue à l’œuvre lors de graves catastrophes naturelles (le tsunami en Asie du Sud-Est ou le tremblement de terre en Haïti). Elle n’est donc pas à rejeter par principe. Elle devient un problème quand elle se substitue à l’analyse ou à la réflexion, quand elle submerge toute logique sur son passage, quand elle limite l’investigation du journaliste. Il est, dans l’actualité, des thèmes où le recours à l’émotion tient lieu d’information. Les champs de la bioéthique et de la santé en font partie. Tous ces domaines où il est question de vie ou de mort, de handicap, de souffrances morales et...

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