Retour à l'accueil | Ethique | Consentement présumé et accueil de la famille et des proches

Lorsqu’un patient en réanimation passe en état de mort encéphalique, il revient aux coordinations hospitalières des prélèvements de vérifier auprès de ses proches qu’il ne s’était pas opposé, de son vivant,
au don de ses organes. Cette tâche particulièrement délicate requiert beaucoup d’humanité et de professionnalisme.


La législation française pour le don d’organes est fondée sur la notion de consentement « présumé » en vertu d’un principe de solidarité. Le défunt est supposé avoir consenti au don dès lors que, de son vivant, il n’a pas manifesté d’opposition, notamment par une inscription sur le « registre national des refus » (1). Ainsi, conformément à l’article L.1232-1 du code de la santé publique, « si le médecin n’a pas directement connaissance de la volonté du défunt, il doit s’efforcer de recueillir, auprès des proches, l’opposition au don d’organes éventuellement exprimée de son vivant par le défunt, par tout moyen, et il les informe de la finalité des prélèvements envisagés. » Souvent, en pratique, le médecin ne détient pas d’information directe sur la volonté du défunt ; il revient donc aux soignants en charge de la coordination hospitalière des prélèvements de s’assurer auprès de ses proches de la présence ou de l’absence de son opposition. Cette démarche, qui par la force des choses...

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