Retour à l'accueil | Ethique | Cancer en phase avancée et obstination déraisonnable

Avec le développement des thérapeutiques médicales, la maladie cancéreuse parvenue au stade d’incurabilité évolue de plus en plus souvent selon un mode chronique, avec des épisodes de progression de la maladie séparés par des périodes de rémission, et ce sur plusieurs années. Au stade terminal, le patient est le plus souvent conscient, parfois valide et pourvu d’une certaine autonomie. Ces diverses caractéristiques rendent très difficile la détermination de la « fin de vie » et la mise en œuvre du concept d’« obstination déraisonnable » défini par la loi Leonetti.  


Dans le processus d’élaboration d’une décision médicale difficile, le respect de la loi est naturellement présent à l’esprit du médecin et de l’ensemble des acteurs – pluridisciplinaires, voire pluriprofessionnels – impliqués dans cette décision. La loi ne peut jamais résoudre à elle seule tous les problèmes. Elle se trouve donc confrontée, au cours de la réflexion, à d’autres références : la déontologie, qui est le plus souvent une transcription professionnelle de la loi ; l’état actuel des données de la science ; le « contrat de confiance » passé entre le patient et le médecin ; l’éthique médicale et professionnelle… Il reste que la loi ne peut en aucun cas être transgressée. Or elle met en jeu, depuis 2005, la notion d’« obstination déraisonnable » : comment cela peut-il influer sur la décision médicale...

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