Retour à l'accueil | Ethique | Arrêt de la chimiothérapie anticancéreuse

Quand la chimiothérapie anticancéreuse n’apparaît plus efficace, faut-il arrêter le traitement ou au contraire le poursuivre, quitte à l’alléger ? Oncologue dans une Unité mobile de soins palliatifs, Carole Bouleuc pointe les enjeux d’une telle décision, tant pour le médecin que pour le patient, et souligne l’importance d’une communication adaptée à chaque situation.


 Au cours des vingt dernières années, les progrès de la chimiothérapie ont permis une amélioration considérable des traitements des cancers, avec une augmentation du taux de guérison et des durées de survie pour les cancers au stade métastatique. Néanmoins, des échecs subsistent qui posent tôt ou tard la question de l’arrêt de la chimiothérapie. Ce terme, « arrêt de chimiothérapie », résonne comme un verdict sombre et témoigne de la violence morale qu’une telle décision suscite, tant chez le patient que chez le médecin qui la prononce ; il traduit également la perte d’espoir. L’expression « non-indication à la poursuite de la chimiothérapie » semble davantage appropriée, car elle rend mieux compte du risque de toxicité inutile que ferait courir au patient la prolongation du...

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