Retour à l'accueil | Droit et santé | La sédation profonde, continue et maintenue jusqu’au décès

N°1/2018

La sédation profonde, continue et maintenue jusqu’au décès

Savoir choisir les mots si l’on veut éviter toute souffrance

Martina Tomczyk, docteure en éthique médicale

La loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ouvre la perspective d’une meilleure prise en charge de la fin de vie de certains patients. Le présent article, partiellement issu de la thèse de doctorat en éthique médicale de l’auteure, a pour but de proposer des repères théoriques, notamment d’ordre linguistique et philosophique, susceptibles de lever les ambiguïtés de rédaction du premier alinéa de l’article L 1110-5-2 du Code de la santé publique, qui en rendent difficile l’interprétation et l’application.


Ivan Illitch, personnage principal d’une nouvelle de l’écrivain russe Léon Tolstoï publiée en 1886, mourait misérablement seul et dans des souffrances atroces. Plongé dans des pensées insolubles, il cherchait à comprendre sa situation : « “Qu’est-ce donc ?… Serait-ce vraiment la mort ?” Et la voix intérieure répondait : “Oui, oui, c’est elle.” “Mais pourquoi cette torture ?” Et la voix intérieure répliquait encore : “Oh ! Comme cela. Pour rien.” ». En ce début du troisième millénaire, la mort reste « néant du savoir » mais aussi « maître absolu » et ce, malgré les progrès spectaculaires de la médecine hautement spécialisée.

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