Retour à l'accueil | Droit et santé | Grand âge et mauvaises pratiques : quelle liberté de parole pour les soignants ?

Quelle peut être la liberté d’expression des soignants témoins de mauvaises pratiques dans les soins prodigués à des personnes âgées dépendantes, hébergées en institution ? En un temps où le nombre de ces personnes ne cesse de croître, la question revêt une acuité nouvelle. Albert Evrard analyse la réponse donnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme dans son arrêt du 21 juillet 2011, Heinisch c/l’Allemagne.


Dénoncer des mauvaises pratiques dans les soins de vie aux personnes âgées dépendantes hébergées en institution est une chose difficile. Dénoncer, c’est parler, voire crier, écrire, voire publier. Ainsi, porter à la connaissance d’autrui des situations, des comportements relatifs à la manière de traiter des personnes âgées dépendant d’une aide spécialisée touche à la liberté d’expression, laquelle est garantie comme un droit. Mais une liberté, toute garantie soit-elle, doit pouvoir être mise en œuvre pour être effective. Le contexte propre à chaque situation joue alors un rôle déterminant. Pratiquement, le questionnement se présente de la manière suivante : les personnes âgées souffrant de mauvaises pratiques vont-elles faire usage de leur liberté d’expression ? Ont-elles conscience du droit d’en user reconnu à toute personne humaine ? Certaines personnes âgées vont dénoncer ce qui se passe ; d’autres non. Pourquoi ? Le personnel soignant engagé dans un contrat de travail va-t-il,...

Le contenu auquel vous souhaitez accéder est réservé aux abonnés !


Vous êtes abonné à la revue Laennec,


Si vous n’êtes pas abonné,

Rechercher un article

Recherche avancée

S'inscrire à la newsletter